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Antipsychotiques: ce que vous devez savoir sur le Seroquel

Si le Seroquel est souvent utilisé pour les troubles du sommeil, personne – médecins compris – ne peut affirmer que cet antipsychotique est sans danger.

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Quand les somnifères ne conviennent plus et que le médecin prescrit un antipsychotique.Mita Stock Images/Shutterstock

En guise de somnifères

Aussitôt qu’elle sent les picotements gagner ses orteils, Lisa van de Geyn sait que le sommeil est tout près. C’est le signal attendu pour éteindre la télé, baisser la lumière et se glisser dans les draps. Ces picotements (et l’assoupissement qui suit), elle les doit au Seroquel, un médicament que la journaliste torontoise de 39 ans s’est vu prescrire il y a quatre ans pour combattre une insomnie qui la gardait éveillée toutes les nuits. Le premier soir du traitement, elle s’est endormie en moins d’une heure. «C’était magique, se souvient-elle. J’avais un peu la nausée au début, mais ça m’était égal. L’envie de dormir l’emportait sur tout le reste.»
Lisa dormait mal depuis la naissance de l’aîné de ses deux enfants, neuf ans plus tôt. Après avoir tâté de nombreux somnifères (certains avec des effets secondaires, d’autres assez rapidement inefficaces), minée par le désespoir, elle était prête à tout essayer. Son médecin lui a prescrit du Seroquel.

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La particularité du Seroquel, un antipsychotique.Tero Vesalainen/Shutterstock

Le Seroquel, un antipsychotique…


Sauf que la quétiapine – le nom de la molécule active du Seroquel – n’est pas un somnifère. C’est un antipsychotique utilisé dans le traitement de la schizophrénie, des troubles bipolaires et de la dépression sévère. Approuvé au Canada en 1998, c’est l’un des antipsychotiques les plus prescrits au pays. Selon Santé Canada, pour la seule année 2014, la quétiapine aurait fait l’objet de huit millions d’ordonnances. Des chercheurs de Halifax et de Calgary ont découvert que leur nombre avait triplé entre 2005 et 2012, augmentation qui s’explique par l’usage de plus en plus répandu du Seroquel pour les troubles du sommeil.

Le Dr David Gardner, un des auteurs principaux de l’étude, professeur de psychiatrie et de pharmacologie à l’université Dalhousie, juge le phé­nomène troublant en raison des effets secondaires importants et du peu de preuves de l’efficacité du Seroquel contre ces troubles.

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Les antipsychotiques pour combattre l'insomnie.Syda Productions/Shutterstock

Plus de mal que de bien


«L’utilisation du Seroquel pour traiter l’insomnie devrait éveiller notre vigilance, prévient David Gardner. Le médicament n’est pas anodin, et les recherches sont insuffisantes pour mesurer avec précision les risques qui l’accompagnent.»

Certains sont connus, notamment les tremblements de type parkinsonien, les difficultés de mouvements – depuis l’incapacité de rester assis aux torsions difficiles à maîtriser du cou et aux problèmes de mastication –, les vertiges, le gain de poids et l’arythmie cardiaque. En 2016, Santé Canada a procédé à l’examen des antipsychotiques atypiques utilisés dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires après que la société pharmaceutique AstraZeneca, qui produit le Seroquel, a émis un avertissement. Le rapport a établi un lien entre ces antipsychotiques (dont le Seroquel) et l’apnée du sommeil, un trouble caractérisé par l’arrêt de la respiration durant le sommeil, un problème qui met à l’épreuve le système cardiovasculaire. Cette découverte en particulier confirme la deuxième inquiétude du Dr Gardner sur ce «détournement» d’ordonnance: les preuves de l’efficacité du Seroquel sur le sommeil sont plutôt minces.

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Faute de données et à cause des possibles problèmes pour la sécurité, l'usage d'antipsychotique dans le traitement de l’insomnie n’est pas recommandé.Pressmaster/Shutterstock

Davantage de risques


Si le médecin n’est pas contre l’idée de trouver un autre usage à un médicament (après tout, l’aspirine est très utilisée dans la prévention de l’AVC, bien qu’elle n’ait pas été autorisée à cette fin), il craint que, dans le cas précis de la quétiapine, les risques soient plus importants que les éventuels avantages. «Quand on cherche désespérément une solution rapide, on est porté à sous-estimer les risques des somnifères, explique-t-il. Devant un patient qui s’est fracturé la hanche en tombant ou qui s’est endormi au volant, les professionnels de la santé ne mettront pas nécessairement en cause un médicament qui lui a été prescrit. Mais ceux qui le font ne voient plus ces risques de la même façon.»

«Il y a très peu de recherche sur l’usage du Seroquel dans les troubles du sommeil, ajoute le Dr Gardner. Il faut des études plus poussées pour démontrer que les avantages l’emportent sur les risques.»

Il cite une étude allemande de 2004 sur un petit nombre de participants qui a démontré que ces derniers avaient mieux dormi après avoir pris de la quétiapine. Sauf qu’aucun ne souffrait d’insomnie et que, sur les 14 participants, il n’y avait aucune femme.

Depuis, deux évaluations scientifiques – la première, en 2012, de l’école de pharmacie de l’université d’État de New York à Buffalo et la seconde, en 2014, de l’école de pharmacie Skaggs de l’université du Colorado – ont épluché la documentation sur la quétiapine. Les deux concluent que faute de données et en raison des possibles problèmes pour la sécurité, son usage dans le traitement de l’insomnie n’est pas recommandé – du tout.

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Pourquoi encore prescrire du Seroquel, un antipsychotique, contre l’insomnie?Elle Aon/Shutterstock

Pourquoi encore prescrire du Seroquel contre l’insomnie?


S’il est risqué de prendre du Seroquel et que personne ne sait vraiment comment il agit, pourquoi tant de médecins continuent-ils à le prescrire?
La Dre Martina Ann Kelly, directrice actuelle du département de médecine familiale de l’université de Calgary, a voulu trouver la réponse. En 2012, quand elle s’est installée au Canada, elle a été étonnée de constater que certains de ses patients réclamaient de la quétiapine pour dormir. En Irlande, où elle pratiquait avant, la molécule était exclusivement prescrite contre la schizophrénie. «Je me suis demandé si la quétiapine pouvait se comparer à d’autres types de traitements contre l’insomnie et si c’était une bonne solution de rechange pour mes patients», se souvient-elle.

Elle a donc lancé une étude, publiée par la suite en avril 2018, qui a consisté à interroger 15 médecins de famille de son département sur les raisons de prescrire un antipsychotique pour les troubles du sommeil. Les réponses ont été à la mesure de la complexité du traitement de l’insomnie, tant pour les médecins que pour les patients.
Les médecins ayant plutôt prescrit de la quétiapine que du diazépam, un somnifère classique, ont invoqué le risque de dépendance à ce dernier. Ces médecins – et leurs patients – avaient dans de nombreux cas épuisé toutes les possibilités avant de recourir à la quétiapine. L’un d’eux a reconnu avoir choisi la molécule en parlant d’un «moindre mal» comparativement aux benzodiazépines.

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Ce n'est pas simplement un état d'espritISTOCK/monkey business images

Un complément thérapeutique


Les patients à qui l’on prescrit du Seroquel contre l’insomnie souffrent souvent d’autres problèmes, comme l’anxiété ou la dépression. L’étude de Martina Ann Kelly révèle que la quétiapine est vue par certains médecins comme un complément thérapeutique, notamment pour calmer les patients anxieux ou souffrant de troubles du sommeil. Ces médecins prescrivent en général une dose réduite et admettent que c’est une «pratique courante» chez leurs confrères. Presque tous les médecins interrogés dans le cadre de l’étude connaissaient mal les effets indésirables du médicament.

La Dre Kelly pense que ces résultats font la lumière sur l’«aspect humain» de la pratique de la médecine familiale. «Nous aurions tort de dire que ce sont de “mauvais médecins” parce qu’ils prescrivent un certain médicament, insiste-t-elle. Ils essaient de mesurer les risques et les avantages, et découvrent ensuite qu’il n’y a pas de solution idéale.»

Et puis, il est difficile de dire à un patient qui n’a pas dormi depuis des semaines, voire des années, qu’on n’a plus de traitement à lui proposer. «On veut les aider, d’autant que le manque de sommeil a un effet négatif sur leur qualité de vie», reconnaît la Dre Kelly. L’insomnie affecte l’humeur, le jugement et la mémoire, et peut, à long terme, entraîner des problèmes de santé comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques.

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Quand plus rien ne marche à part un antipsychotique.Tero Vesalainen/Shutterstock

Quand plus rien ne marche


L’enfer de Lisa van de Geyn illustre bien les conclusions de la Dre Kelly. Elle souffrait de dépression et d’anxiété, et ses nuits d’insomnie minaient son quotidien. «Quand on ne dort pas, tout prend des proportions démesurées, dit-elle. L’horreur est amplifiée.» Le pire, c’est la panique qui saisit l’insomniaque quand il regarde l’heure avancer sur le réveil au petit matin. «Je me disais que je n’arriverais jamais à dormir, que je serais trop fatiguée pour aller chercher les enfants à l’école, pour me concentrer sur tout ce qu’il y avait à faire. J’aurais tout donné pour fermer les yeux et me reposer.»

Dans son cas, l’hygiène du sommeil n’était pas en cause. «La chambre était fraîche et sombre», dit-elle. Et son mari Peter n’avait aucun mal à s’endormir. Son psychiatre a reconnu qu’il lui fallait plus que quelques gouttes de lavande sur l’oreiller pour trouver le sommeil – bien qu’elle ait essayé, étant prête à tout.

Elle a même essayé la réduction du stress par la pleine conscience et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Le lorazépam a marché un temps, surtout en combinaison avec du Zoloft contre la dépression; le clonazépam est resté sans effet; l’Imovane l’a assommée, mais avait un fort goût métallique; avec la trazodone elle a pris du poids et avait la bouche tellement sèche qu’elle n’arrivait plus à déglutir (elle a même essayé de s’endormir en mâchant du chewing-gum).

Pour Lisa, le Seroquel a été et reste la meilleure solution contre ses insomnies, même si elle a cessé d’en prendre pendant un an par crainte des effets à long terme. Mais la pause aura été de courte durée. Après s’être sevrée du médicament, elle a retrouvé ses longues nuits de veille allongée dans le lit. Revenue au Seroquel, elle en prend tous les soirs depuis deux ans. «J’ai encore peur des effets secondaires, mais le psychiatre dit que c’est une petite dose. Pour moi, les bienfaits que je tire du repos valent ce risque.»

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Trouver des solutions de rechange aux antipsychotiques.megaflopp/Shutterstock

Trouver des solutions de rechange


Marianna Golts est la psychiatre de Lisa van de Geyn. Si le Seroquel est la meilleure option pour sa patiente, elle reconnaît toutefois avoir eu des expériences variées avec le médicament. «Chaque patient le tolère différemment et réagit à sa manière aux effets secondaires, explique-t-elle. Certains trouvent que ça les rend somnolents pendant la journée. D’autres qu’il ouvre trop l’appétit. Il y a aussi ceux qui le tolèrent bien et apprécient son action positive sur l’humeur et l’insomnie.»

Elle s’empresse de faire remarquer qu’aucun médicament d’ordonnance contre l’insomnie n’est vraiment bénin. Les benzodiazépines et les médicaments de la famille des Z (zopiclone, zolpidem et zaleplon) présentent un risque de tolérance élevé pouvant entraîner un accroissement des doses, des troubles de la mémoire, et causer des troubles du sommeil disruptif, comme le somnambulisme. Quant aux antidépresseurs prescrits contre l’insomnie, ils sont susceptibles de causer une sécheresse de la bouche et des vertiges.

Quand elle traite l’insomnie, la psychiatre s’attaque d’abord à l’amélioration de l’hygiène du sommeil, puis recommande l’intervention comportementale. Si ça ne marche pas, elle envisage les somnifères. «Et si la dernière option de traitement est le Seroquel, on peut y recourir avec le consentement éclairé du patient, dit-elle. Il faut toutefois prendre le temps d’expliquer en détail les risques et avantages, et préciser qu’il s’agit d’un usage hors indication.» Hélas, ce n’est pas ce que font tous les médecins.

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Tendance à la surprescription d'antipsychotique.Photographee.eu/Shutterstock

Une tendance à la surprescription


Martina Ann Kelly encourage les patients à leur poser des questions sur les somnifères qui leur sont prescrits pour savoir s’ils sont indiqués dans le traitement des troubles du sommeil et connaître la nature des effets secondaires possibles.

Elliott Lee, psychiatre et spécialiste du sommeil à Ottawa, considère que, quand les circonstances s’y prêtent, le Seroquel aide certains patients. Mais il ajoute que la tendance actuelle à la surprescription montre que, faute de temps ou de formation, les médecins ont du mal à comprendre les facteurs qui favorisent l’insomnie et encore plus à les évaluer et à les traiter.

«Prescrire un médicament prend moins de temps qu’étudier ce qui cause ou exacerbe l’insomnie, ou que trouver des ressources auxquelles adresser les patients, notamment les cliniques de sommeil qui peuvent mener ce genre d’évaluation», explique-t-il.

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Il n’est pas aisé pour un médecin de choisir parmi les milliers de médicaments homologués, et parfois la prescription d'antipsychotique semble être la meilleure solution.Alexander Raths/Shutterstock

Un choix difficile


Il y a aussi ceux qui croient que la responsabilité de trouver la bonne réponse ne devrait pas uniquement reposer sur le patient ou son médecin. «Il n’est pas aisé pour un médecin de choisir parmi les milliers de médicaments homologués pour autant de problèmes de santé», dit le Dr Tewodros Eguale, professeur de pharmacie et de sciences de la santé à l’université du Massachusetts. Il est coauteur d’une étude publiée dans la revue JAMA Internal Medicine qui montre que l’ordonnance hors indication s’accompagne d’un nombre important d’effets indésirables, y compris des réactions allergiques. Selon le professeur, 17 847 ordonnances comportaient un médicament prescrit hors indication avec une augmentation de 44% des effets secondaires adverses résultant de ce détournement d’utilisation.

Le Dr Eguale recommande la mise au point d’un système de dossier de santé électronique qui permettra de savoir quel médicament a été prescrit, pourquoi et comment y a répondu le patient. Sans cette information, les médecins ne sont pas en mesure d’alerter d’autres intervenants de la santé quand quelque chose ne va pas.

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Le cas des antipsychotiques au Canada.Scotyard/Shutterstock

Le cas du Canada


Au Canada, chaque province est responsable de son propre programme de surveillance des médicaments qui varie en termes de niveau de contrôle. Bien que la tendance soit à une surveillance accrue en matière d’opioïdes au pays, personne ne s’est encore vraiment penché sur l’usage hors indication des antipsychotiques comme la quétiapine.

Le Dr Tom Perry, professeur de clinique à l’université de la Colombie-Britannique, explique que les organismes de réglementation ont le pouvoir de surveiller les opioïdes et les benzodiazépines, mais pas les anti­psychotiques et les antidépresseurs. Le Seroquel échappe donc à tout contrôle. Il faudrait non seulement une meilleure surveillance en général, mais aussi que les patients aient plus facilement accès à l’information qui leur permettrait de savoir ce qu’ils prennent et d’en comprendre les risques. «L’usage indiqué et les effets secondaires possibles devraient faire partie de chaque notice – en des termes que tout le monde peut comprendre», insiste Tom Perry. Sans cette information, les patients, et même les médecins, ont plus de mal à prendre des décisions en connaissance de cause.

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Les antipsychotiques, une pilule dure à avaler.G-Stock Studio/Shutterstock

Une pilule dure à avaler


Elliott Lee suggère de mieux préparer les médecins à l’évaluation de l’insomnie et d’offrir des solutions de rechange aux patients. Il faudrait former davantage de psychiatres à la médecine du sommeil et rendre la thérapie cogni­tivo-­comportementale (TCC) plus facilement accessible.

«Malheureusement, la TCC n’étant pas couverte par l’assurance maladie, le médecin adresse généralement son patient à un psychologue, ce qui augmente le coût de la thérapie. Nous aiderions beaucoup de sujets si un plus grand nombre de médecins de famille et le personnel infirmier pouvaient la proposer.»

Le Dr Gardner est aussi un ardent défenseur de la TCC. La trop grande dépendance envers les pilules, hors indication ou pas, l’inquiète. Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances note qu’environ 10% de la population a recours à un sédatif d’ordonnance, et ce sont chez les femmes et les personnes de plus de 65 ans que les chiffres demeurent les plus élevés. «Comme c’est le moyen le plus simple, la pilule est désormais presque l’unique recours pour une bonne nuit de sommeil», déplore le Dr Gardner.

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Essayez la relaxation musculaire pour vous aider à vous rendormir la nuit.ISTOCK/GPOINTSTUDIO

Retrouver le sommeil à tout prix


Cela dit, quand l’heure du coucher approche, Lisa van de Geyn s’intéresse peu aux surveillances plus sévères, aux études, aux effets secondaires ou aux solutions de rechange qui ont échoué – tout ce qui compte, c’est la somnolence induite par la pilule qui l’aidera à sombrer dans le sommeil après une longue journée.

«J’ai trouvé étrange au début de prendre un antipsychotique pour arriver à dormir, soupire-t-elle. Ce n’est pas une pilule enthousiasmante. Mais prendre un bain chaud, couper le téléphone, méditer et aller me coucher, ça ne fonctionne pas pour moi.»

Pour ceux qui n’ont jamais connu l’insomnie, une bonne nuit de sommeil va de soi, croit Lisa. Elle aimerait avoir d’autres options, mais n’envisage pas l’avenir sans Seroquel. «Personne n’a envie de prendre un cachet pour dormir, comme personne n’a envie de prendre de l’insuline pour maîtriser sa glycémie. Je préférerais ne pas devoir compter sur le Seroquel jusqu’à la fin de ma vie, mais j’en ai besoin pour dormir.»

Prenez connaissance des signaux d’alarme à surveiller d’un sommeil de mauvaise qualité.

Contenu original Selection du Reader’s Digest