13 questions cruciales à poser à votre médecin avant de prendre des analgésiques

Se soigner à l’aide de médicaments d’ordonnance contre la douleur, surtout s’ils contiennent des substances telles que des opioïdes, n’est pas à prendre à la légère. Il est donc essentiel de poser ces questions afin de pouvoir gérer la douleur efficacement et sans danger.

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Avant de penser aux médicaments, trouvez ce qui provoque vos douleurs.ldutko/Shutterstock

Qu’est-ce qui provoque mes douleurs?

Si votre douleur n’a pas d’origine précise (un cou douloureux suite à un accident de voiture, par exemple, ou une jambe cassée dans une chute à ski), essayez d’identifier le problème en tenant un journal de la douleur, recommande Jeremy Allen, directeur médical d’un centre de santé familial à Birmingham, en Alabama. Notez ce que vous faites et ce qui se passe lorsque la douleur se déclenche. «Même des choses aussi banales qu’un changement dans votre alimentation, une baisse dans la quantité ou la qualité de votre sommeil ou une modification de votre niveau de stress peuvent avoir un impact sur votre douleur», dit-il.

Consultez immédiatement votre médecin si vous éprouvez ces douleurs.

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Médicaments : le traitement doit agir sur la maladie et non sur les symptômes.A and N photography/Shutterstock

Quel est mon diagnostic?

Tout ce que vous savez, c’est que vous souffrez et que vous voulez être soulagé. Le Dr Gus Crothers, directeur médical du personnel clinique d’un groupe médical américain, apporte cette précision : la douleur est un symptôme, pas un diagnostic. «Il est important de savoir que votre médecin comprend bien les causes sous-jacentes de votre douleur, explique le Dr Crothers. Sans un bon diagnostic, il est difficile de prescrire le bon traitement.» La dernière chose à faire : essayer de porter un autodiagnostic. Si vous n’obtenez pas un diagnostic très clair, n’hésitez pas à consulter un autre médecin pour une seconde opinion avant de prendre des antidouleurs.

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Médicaments : la douleur est-elle aiguë ou chronique?megaflopp/Shutterstock

Me traitez-vous pour une douleur aiguë ou chronique?

La douleur aiguë est soudaine et il est probable qu’elle se dissipera doucement lorsque vous commencerez le traitement. La douleur chronique, de son côté, vous tourmente sans doute déjà depuis un bon moment. Il est donc très important ici de savoir à quoi s’attendre en termes de douleur et de traitement. «Les approches pour la douleur aiguë et la douleur chronique sont très différentes et certaines de ces approches peuvent très bien fonctionner pour l’une et pas pour l’autre», constate le Dr Crothers.

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Tous les médicaments doivent pris en compte avant une nouvelle prescription.pikselstock/Shutterstock

Avez-vous pris en considération tous mes autres médicaments et tous mes autres problèmes de santé ?

Certaines combinaisons de médicaments peuvent vous faire plus de mal que de bien. Un mauvais cocktail médicamenteux pourrait endommager vos reins et votre foie. L’effet de certains médicaments peut être plus fort ou plus faible en présence d’autres remèdes, ce qui fait que la dose prescrite peut avoir beaucoup trop d’effet, ou pas assez. «Les analgésiques opioïdes en particulier peuvent provoquer des problèmes s’ils sont pris avec un autre médicament qui est assimilé par la même région du foie, avertit le Dr Allen. Les deux substances pourraient finir par ne pas recevoir la bonne quantité d’enzymes qu’utilise le corps pour les transformer, ce qui pourrait se traduire par une performance très inégale de ces deux médicaments et par une accumulation de ces substances dans l’organisme.»

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Essayez des médicaments sans opiacés.Moustache Girl/Shutterstock

Puis-je d’abord essayer des médicaments sans opiacés?

Les douleurs dorsales résultant d’une entorse ou d’une torsion sont très fréquentes, nous apprend le Dr Quan Nguyen, un spécialiste californien de la douleur. Mais les douleurs au dos ou dans toute autre partie du corps n’ont pas forcément besoin d’être traitées aux opioïdes. Les douleurs, qu’elles soient aiguës ou chroniques, peuvent être traitées avec des méthodes plus classiques telles que la physiothérapie, les pommades analgésiques et autres anti-inflammatoires en vente libre. «On peut aussi envisager des anti-inflammatoires plus puissants et vendus sous ordonnance ou des stéroïdes tels que la prednisone si la douleur est sévère et qu’il n’y a pas de contrindications», indique le Dr Nguyen.

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Médicaments : des alternatives existent.Studio 72/Shutterstock

Je ne veux pas de médicament d’ordonnance : quelles sont mes autres options ?

Les puissants médicaments ne devraient pas toujours être la première stratégie pour traiter la douleur. «Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, c’est que, souvent, les médicaments prescrits sont à peu près inefficaces contre la douleur alors que certains remèdes en vente libre font très bien l’affaire», observe le Dr Allen. Avant de faire le choix de prendre des opioïdes, vous pourriez essayer de réduire la douleur grâce à quelques changements dans votre manière de vivre : yoga, méditation, perte de poids, davantage d’exercice, massage, physio, acupuncture, etc.

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Les médicaments sont-ils nécessaires en cas de physio?Juta/Shutterstock

Je fais de la physio. Aurai-je encore besoin d’analgésiques?

Il peut être vraiment «bon de souffrir» avec la physiothérapie. Ce que nous voulons dire, c’est que même si elle est douloureuse, la physio peut vous faire un bien fou au bout du compte. «La médication peut faciliter la physiothérapie et réduire l’inflammation qui se déclenche lors des séances de physio», remarque Anita Gupta, ostéopathe, anesthésiologiste et spécialiste de la douleur. Parlez-en à votre médecin et à votre physiothérapeute afin d’être sûr qu’ils sont sur la même longueur d’onde. «C’est le meilleur moyen de s’assurer que les deux parties s’entendent sur le résultat recherché et sur la manière de l’atteindre.»

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Médicaments : renseignez-vous sur les effets secondaires.racorn/Shutterstock

Quels sont les effets secondaires les plus courants des analgésiques?

Les effets secondaires varient d’une personne à l’autre. Tous les médicaments peuvent avoir des effets déplaisants tels que la fatigue, la prise de poids et la nausée. Chez la plupart des gens, ces effets sont minimes (ils vont par exemple se sentir un peu sonnés), mais chez certains, beaucoup moins chanceux, les effets seront graves au point de mettre leur vie en danger. Il faut donc vous assurer de connaître les effets secondaires les plus communs de vos médicaments, mais aussi discuter avec votre médecin des effets plus rares afin de vous faire une meilleure idée de ce que vous devrez surveiller. «Les analgésiques de courte durée, par exemple, peuvent provoquer un effet «rebond» de la douleur si on les prend trop longtemps, explique le Dr Allen. Certains médicaments peuvent aussi provoquer des troubles du système digestif, du foie et de la fonction surrénalienne.»

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Certains médicaments comportent des risques.perfectlab/Shutterstock

Si je me blesse de nouveau, puis-je prendre les opioïdes que je prenais lorsque je me suis blessé la première fois?

Les opioïdes sont réglementés pour une bonne raison. Ils peuvent être très dangereux s’ils ne sont pas pris sous la supervision d’un médecin. Si votre vieille blessure au genou fait de votre vie un enfer, n’allez surtout pas avaler les pilules qu’il vous reste de votre dernière crise, six mois plus tôt. La cause de la douleur de la première blessure n’était peut-être pas la même que la seconde, et le médicament qui pourrait en venir à bout est peut-être lui aussi très différent», avertit le Dr Asher Goldstein, des Genesis Pain Centers. Veillez aussi à éliminer adéquatement vos médicaments périmés ou dont vous n’avez plus besoin. «De nombreux moyens existent de s’en débarrasser sans qu’ils se retrouvent dans l’eau que nous buvons», précise le Dr Asher. Contactez votre pharmacie afin de savoir où vous pouvez déposer ces médicaments. Outre que ces mesures protègent l’environnement, elles permettent aussi de mettre hors de portée des enfants et des adultes les médicaments dangereux qu’ils pourraient consommer accidentellement ou pour s’«amuser» !

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Certains médicaments rendent accro.S_L/Shutterstock

Est-il possible que je devienne accro aux analgésiques?

En un mot : oui ! «Les patients doivent savoir que c’est une possibilité, surtout avec des patients vulnérables qui les utilisent à long terme», note le Dr Medhat Mikhael, spécialiste californien de la gestion de la douleur. Il existe des outils que les médecins devraient utiliser pour évaluer votre risque d’accoutumance, poursuit le Dr Mikhael. Votre médecin devrait vous poser des questions au sujet de tous les combats que vous avez peut-être menés contre une dépendance à l’alcool, à la cigarette ou à d’autres substances. Il sera peut-être gênant pour vous d’admettre que vous ou un membre de votre famille avez dû combattre une addiction, mais il est crucial que votre médecin soit au courant afin de déterminer le traitement le plus sûr et le plus efficace pour vous.

Renseignez-vous sur les bienfaits de l'approche holistique en cas de dépendance.

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Médicaments : ayez une stratégie de retrait. Monkey Business Images/Shutterstock

Quelle est ma stratégie de retrait si je prends des opioïdes?

La meilleure manière d’aborder la gestion de la douleur est de commencer par prendre des analgésiques en vente libre tels que de l’acétaminophène associé à un anti-inflammatoire non stéroïdien tel que l’ibuprofène, ou peut-être des agents tels que la gabapentine ou la prégabaline, conseille Eugene Viscusi, directeur de la clinique de gestion de la douleur au Thomas Jefferson University Hospital de Philadelphie. «Les opioïdes devraient s’ajouter à cette médication en cas de besoin seulement. La clé, c’est d’en utiliser la plus petite quantité possible pendant le laps de temps le plus long», ajoute le Dr Viscusi. Établissez avec votre docteur une stratégie de retrait au cas où vous voudriez cesser. «Normalement, l’usage d’un opioïde en petite quantité et à court terme devrait pouvoir être interrompu du jour au lendemain sans aucun sevrage.»

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Médicaments : renseignez-vous sur les symptômes de sevrage. baranq/Shutterstock

Quels sont les symptômes de sevrage pour les opioïdes?

Nous n’éprouvons pas tous des symptômes de sevrage lorsque nous cessons de prendre des opioïdes. Cela dépend de la longueur et de la lourdeur du traitement, explique le Dr Viscusi. «Les symptômes peuvent aller d’une sorte de rhume à de terribles nausées accompagnées de diarrhées, de vomissements, d’anxiété et de douleurs dans tout le corps», dit-il.

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Médicaments : devrais-je demander une ordonnance pour de la Naloxone?De Stokkete/Shutterstock

Devrais-je demander une ordonnance pour de la Naloxone?

La Naxolone n’est connue en Amérique du Nord qu’à cause de l’épidémie d’overdoses d’opioïdes. Administrée à temps, la Naxolone est un médicament qui peut sauver la vie de quelqu’un en inversant les effets d’une surdose d’opioïdes. Aux États-Unis, la vente d’opioïdes vendus sous ordonnance a quadruplé depuis 1999, et plus de six morts par surdose sur dix sont causées par des opioïdes. Selon le Dr Ilan Danan, neurologue à Los Angeles, la majorité de ces morts ne sont pas intentionnelles. «Dans de telles situations, avoir un plan d’urgence pour les opioïdes est un sujet de conversation tout à fait légitime entre le patient et le médecin qui prescrit le médicament, convient le Dr Ilan. Il est impératif que le patient et les membres de sa famille comprennent les signes et les symptômes d’une surdose aux opioïdes et que la Naxalone peut vous sauver la vie.»

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Contenu original Reader's Digest