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Un refuge pour animaux et autres bonnes nouvelles du monde entier

Comme chaque mois, voici votre dose de positivité avec ces bonnes nouvelles qui nous aident à voir le monde du bon côté!

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Bonne nouvelle au Maroc avec ce refuge pour animaux.IGOR LASKI PHOTOGRAPHIE, avec la permission du SFt
Salima Kadaoui entourée de ses protégés.

Maroc: un refuge pour animaux

À Tanger, à la fin des années 1970, Salima Kadaoui était encore une enfant quand elle a fait le vœu d’améliorer le sort des animaux errants. À huit ans, bénévole auprès d’une organisation caritative dédiée aux animaux, elle a pu constater que l’absence de programmes municipaux de vaccination et de stérilisation rendait la tâche encore plus difficile. «Je rentrais chez moi en pleurant, incapable d’accepter la situation, se souvient-elle. Je me suis promis de transformer les mentalités dans mon pays.»

En 2012, après avoir élevé ses enfants au Royaume-Uni, Salima est revenue au Maroc s’occuper d’un parent souffrant. Elle en a profité pour tenir sa promesse d’enfance et fonder le Sanctuaire de la faune de Tanger (SFT). Il accueille en ce moment plus de 450 chiens, 100 chats, 48 ânes, deux sangliers sauvages, un singe, deux cigognes et une mule, entre autres bêtes. Financé par des dons, le refuge emploie 14 personnes, pour la moitié d’anciens sans-abri qui vivent aujourd’hui sur le site. Ils recueillent les animaux errants et les font stériliser et vacciner avant de les envoyer au sanctuaire.

Une bonne partie de leur temps est consacrée aux chiens: il y en a trois millions qui errent dans les villes et villages du Maroc. Avec son équipe, elle a soigné, stérilisé et vacciné plus de 3000 chiens.

Durant la pandémie, le SFT a élargi ses activités pour distribuer de la nourriture aux sans-abri et aux chiens errants de Tanger. Salima Kadaoui est persuadée que la vue des camions mobilisés pour leur venir en aide a contribué à les réunir. «Ils partageaient la même détresse, dit-elle. Aujourd’hui, davantage de gens y sont sensibles.»

En parlant d’animaux: le premier sanctuaire de cétacés en Amérique du Nord ouvrira ses portes en 2023, mais ce n’est pas la seule bonne nouvelle!

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Bonne nouvelle au Canada avec ce don récent d’une île boisée vierge sur le lac Memphrémagog à l’ONG Conservation de la nature Canada.Kevstan/wikicommons
L’île Molson, sur le lac Memphrémagog.

Canada: donner une île

Peu de choses sont plus précieuses qu’une forêt vierge. C’est également vrai au Canada, qui arrive au troisième rang des pays quant à la perte de surface forestière, selon le Global Forest Watch. Mais il y a matière à se réjouir avec le don récent d’une île boisée vierge sur le lac Memphrémagog à l’ONG Conservation de la nature Canada.

Andrew Howick, un homme d’affaires montréalais, s’est en effet départi des 24 hectares de forêt qui couvrent l’île Molson. Il avait commencé à acheter des terrains sur l’île dès les années 1990, afin de protéger ses oiseaux aquatiques et sa flore diversifiée. Appuyé par des programmes offrant des avantages fiscaux, ce don mettra l’île à l’abri des promoteurs immobiliers et protégera ses milieux naturels pour les décennies à venir.

Il y en a qui ont choisi d’offrir une maison en cadeau! Prenez votre dose de positivité avec ces bonnes nouvelles à travers le monde.

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Bonne nouvelle en Angleterre avec ces dons de vêtements contre la pauvreté.22Images Studio/Shutterstock

Angleterre: des vêtements pour les réfugiées

La pauvreté s’accompagne de nombreux défis. Trier les vêtements envoyés aux points de collecte peut en faire partie. Convaincue que les réfugiées méritent plus qu’un sac de vieilles fripes, Sol Escobar, éducatrice à Cambridge et bénévole dans des camps de réfugiés à Calais, a eu une idée originale. En 2020, elle a créé Give Your Best, un site de «shopping» en ligne qui permet aux femmes dans le besoin de choisir parmi un éventail de vêtements donnés ceux qui leur plaisent. Il n’y a rien à débourser et les «achats» se font via une page Instagram. Les photos des articles sont mises en ligne par des bénévoles; les vêtements choisis sont expédiés gratuitement au Royaume-Uni. Depuis son lancement, plus de 7500 articles ont été envoyés à plus de 700 migrantes en situation précaire et demandeuses d’asile. Faciliter le quotidien des réfugiés au Royaume‑Uni est aussi un combat que mène Navjot Sawhney: ces bonnes nouvelles égayeront votre journée!

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Bonne nouvelle avec ces deux infirmières de l’hôpital général des Philippines.MDV Edwards/Shutterstock

Philippines: l’héroïsme de deux infirmières

En mai dernier, deux infirmières de l’hôpital général des Philippines, à Manille, ont fait en sorte que personne ne soit oublié quand un incendie a gagné l’unité des soins intensifs de la maternité située au troisième étage.

Un peu après minuit, alors qu’elle donnait son bain à un nouveau-né, Kathrina Bianca Macababbad a appris qu’un incendie s’était déclaré au deuxième. Bravant les flammes, sa collègue et elle ont fait cinq voyages pour mettre à l’abri leur précieux chargement. Leur plus gros défi? Les prématurés intubés sous respirateur artificiel, que les infirmières ont dû transporter en les ventilant manuellement de leur main libre. Elles ont réussi à sauver les 35 jeunes patients que comptait cet étage de l’hôpital.

Retrouvez d’autres bonnes nouvelles au sujet de la santé mentale, de la lutte pour le climat et autres autour du monde entier.

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Bonne nouvelle en Italie grâce à un artiste de rue.Avec la permission de Pier Paolo Spinazzè
Pier Paolo Spinazzè.

Italie: de la nourriture contre le racisme

Depuis 2014, le nombre de crimes haineux et d’actes racistes ne fait que croître en Italie, alimenté par les propos incendiaires des politiciens populistes par rapport à l’afflux de réfugiés et de migrants. À Vérone, on célèbre Pier Paolo Spinazzè, un artiste de rue qui se fait appeler Cibo («nourriture» en italien), pour sa riposte originale.

«Vérone est une ville magnifique, s’enthousiasme-t-il, mais elle a un gros problème avec l’extrême droite.» Lorsqu’il découvre une croix gammée ou un graffiti raciste sur un mur, il le recouvre aussitôt d’une illustration de ses mets préférés – du cupcake à la pizza.

Le résultat a deux effets positifs. Si les extrémistes couvrent souvent de peinture à la bombe les joyeuses images de nourriture de l’artiste, ce dernier s’empresse alors de repeindre par-dessus les messages haineux, et leurs auteurs finissent d’habitude par se lasser. L’autre effet positif: à travers ces œuvres, les habitants de Vérone sont alertés sur la gravité du problème. «Avant que je m’y mette, les gens s’étaient habitués aux messages et finissaient par ne plus les voir. Aujourd’hui, ils les remarquent et commencent à comprendre.»

Pour Pier Paolo Spinazzè, la nourriture est un remède naturel à la haine – un langage qui réunit les gens et les cultures. «La nourriture, c’est l’union et le partage, souligne-t-il. Nous sommes tous égaux autour de la table – tout le monde mange.»

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