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13 découvertes scientifiques géniales de l’année 2018

Des exoplanètes aux percées sur l’ADN en passant par la cire d’oreille des baleines, l’année 2018 abondait de fascinantes découvertes scientifiques.

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Une des découvertes scientifiques établit que le cérumen des baleines indique leur niveau de stress.Chase Dekker/Shutterstock

Le cérumen des baleines indique leur niveau de stress

Au cours de leur longue vie, les baleines accumulent des bouchons de cérumen qui peuvent atteindre jusqu’à 25 cm (10 po) chez les grandes espèces. Ces bouchons présentent des strates correspondant à leur âge – les périodes de l’année où elles se nourrissent abondamment et celles où elles migrent produisent une cire de couleur différente.

Dans une étude parue dans la revue Nature Communications en novembre 2018, les chercheurs qui ont étudié la composition chimique de ces strates ont découvert que les baleines produisaient beaucoup plus de cortisol, l’hormone du stress, pendant les années où la pêche à la baleine était la plus active (début du 20e siècle et dans les années 1960). Ce même phénomène s’est produit pendant la Deuxième Guerre mondiale, lorsque la pêche était moins active, mais que les sous-marins, les navires de guerre et les grenades sous-marines fourmillaient dans l’océan.

Les niveaux de cortisol n’ont cessé d’augmenter au cours des dernières décennies, malgré le fait que la pêche ait ralenti depuis les moratoires des années 1970. Le réchauffement de la température de la mer crée visiblement du stress pour les mammifères marins, ont confié des scientifiques au magazine Atlantic.

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Une des découvertes scientifiques semble indiquer qu’il y ait un lac sur Mars.Roma/IPA/Shutterstoc

Il semblerait qu’il y ait un lac sur Mars


L’été dernier, une étude publiée dans Science a révélé que la sonde spatiale Mars Express avait détecté sur la planète rouge un lac souterrain enfoui sous la calotte glaciaire sud. (Le Mars Express est un projet de l’Agence spatiale européenne.)

Bien que de la glace et de l’eau à l’état gazeux aient été trouvées sur Mars, sa surface indique clairement qu’il y a déjà eu sur la planète beaucoup d’eau liquide qui a aujourd’hui disparu, d’après le National Geographic. Si ces mers martiennes se sont finalement transformées en réservoirs souterrains, elles pourraient fournir des ressources pour les futures missions humaines sur la planète.

Encore plus fascinant : les astrobiologistes disent que ce lac pourrait être propice à la vie. Elena Pettinelli, de l’Université Roma Tre, en Italie – l’une des auteures de l’article –, souligne qu’en Antarctique, un environnement similaire abrite des bactéries vivantes.

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Une des découvertes scientifiques: la sonde InSight de la NASA atterri sur Mars.Jurik Peter/Shutterstock

La sonde InSight de la NASA a atterri sur Mars


La mission d’exploration InSight a effectué une descente parfaite vers la surface de la planète rouge en novembre. Elle a pour mission l’étude de l’activité sismique sur Mars, ce qui permettra aux scientifiques de mieux estimer l’épaisseur de sa croûte ainsi que la taille et la température de son noyau en fusion, selon le New York Times.

L’InSight rejoint sur Mars les deux véhicules de la Mars Exploration Rover de la NASA : Curiosity, spécialisé dans la recherche de signes de vie microbienne, et Opportunity, avec lequel on a perdu contact l’été dernier lorsqu’une tempête de poussière a probablement désactivé ses panneaux solaires (l’agence espère que le vent fera s’envoler la poussière, ce qui permettra à Opportunity de redémarrer).

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Une des découvertes scientifiques affirme qu’au sujet des changements climatiques on pourrait éviter le pire.Trong Nguyen/Shutterstock

Changements climatiques : on peut encore éviter le pire


Le rapport massif du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) publié à l’automne 2018 présentait quelques mauvaises nouvelles : nous n’avons qu’une dizaine d’années pour prendre des mesures sérieuses si nous voulons ne pas dépasser le cap du 1,5 degré Celsius de réchauffement planétaire. Mais le rapport contenait aussi quelques motifs d’espérer : limiter le réchauffement à 1,5°C – au lieu de le laisser atteindre la limite de 2°C fixée par l’accord de Paris sur le climat – serait nettement moins dommageable, selon le World Resources Institute. Cela contribuerait à contenir le risque d’épisodes de chaleur catastrophiques, d’élévation du niveau des océans et de disparition des espèces.

Pour limiter les dommages, les gouvernements du monde entier devront travailler de concert pour réduire les émissions de carbone en augmentant leur efficacité énergétique, en remplaçant les combustibles fossiles par des énergies renouvelables et en protégeant – et en plantant – des forêts pour nettoyer l’atmosphère.

Un rapport américain sur le climat publié fin novembre prédit que les changements climatiques pourraient entraîner un ralentissement de l’économie américaine de 10 % avant 2100, ce qui inciterait les législateurs à agir.

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Le projet Ocean Cleanup, qui veut nettoyer le plastique dans le Pacifique, représente une des découvertes scientifiques de l’année.Shane Gross/Shutterstock

Une ONG veut nettoyer le « Continent de plastique » dans le Pacifique


Une ONG néerlandaise appelée The Ocean Cleanup a lancé un dispositif destiné à piéger les déchets du Continent de plastique qui s’est formé à la convergence de courants dans l’océan Pacifique. Pour en savoir plus sur le sujet, consultez notre reportage sur le projet Ocean Cleanup.

Bien que le système en soit encore à la phase d’essai, l’objectif est de faire flotter ce barrage en forme de U dans les ordures afin de ramasser les gros morceaux de plastique et de les ramener dans des dépotoirs terrestres avant que le soleil et les vagues ne les décomposent en microplastiques – nocifs pour la vie marine, selon le National Geographic.

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L’une des découvertes scientifiques de l’année dénonce le fait que les populations animales diminuent de manière spectaculaire.Ondrej Prosicky/Shutterstock

Les populations animales diminuent de manière spectaculaire

Selon le rapport Planète Vivante pour 2018 de la WWF (Fonds mondial pour la nature), les populations de vertébrés – mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens – ont reculé de 60 % entre 1970 et 2014.

La dégradation et la perte de l’habitat, la surpêche et la chasse excessive arrivent en tête de liste des causes connues. En Amérique du Sud et en Amérique centrale, les populations animales ont chuté de 89 % en moyenne.

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L’une des découvertes scientifiques de l’année affirme que le nombre de gorilles de montagne augmente.Jurgens Potgieter/Shutterstock

Les gorilles de montagne reprennent du poil de la bête

Bonne nouvelle : certaines espèces vont à contre-courant de cette tendance. Le gorille de montagne, une sous-espèce du gorille des plaines de l’est, est passé du statut d’espèce en voie de disparition à celui d’espèce menacée, rapporte l’Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources (UICN).

C’est un pas dans la bonne direction. On compte maintenant plus de 1000 gorilles de montagne en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda; une belle augmentation par rapport au dernier recensement de l’UICN, il y a une décennie, qui en comptait 680.

Selon le New York Times, l’écotourisme, qui finance la présence d’un grand nombre d’employés sur le terrain et les soins vétérinaires dont bénéficient les animaux seraient les principaux facteurs à l’origine de ce rétablissement. Cela incite les gouvernements locaux et nationaux à intensifier leurs efforts pour protéger ces magnifiques animaux des braconniers et autres menaces.

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L’une des découvertes scientifiques de l’année indique que les insectes disparaissent.Jeremy A. Casado/Shutterstock

Les insectes disparaissent


Peu importe ce que vous ressentez à l’égard des insectes, leur disparition totale serait catastrophique pour la planète. Une étude publiée en 2018 dans les Actes de l’Académie nationale des sciences a révélé que la biomasse des arthropodes (dont font partie les insectes, les araignées et les mille-pattes) dans la forêt pluviale de Luquillo à Porto Rico a par endroits diminué de 60 fois depuis les années 1970. Les populations d’oiseaux, de grenouilles et de lézards, qui mangent des arthropodes dans la forêt, ont également chuté.

Selon le Washington Post, ces données rejoignent les chiffres publiés dans d’autres études parues ces dernières années. Toutes montrent une baisse spectaculaire du nombre d’insectes dans le monde.

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L’une des découvertes scientifiques de l’année met de l’avant de nouveaux indices sur l’existence d’une neuvième planète.sripfoto/Shutterstock

De nouveaux indices sur l’existence d’une neuvième planète


La rétrogradation de Pluton au statut de planète naine en 2006 a en quelque sorte amputé notre système solaire. Mais les astronomes ont détecté des mouvements inhabituels bien au-delà de Pluton.

Cette année, ils ont même identifié un objet appelé 2015 TG387, surnommé Le Gobelin, et se déplaçant sur une orbite elliptique inhabituelle de 40 000 ans autour du soleil. Cet objet céleste est si éloigné de Jupiter, Saturne, Uranus ou Neptune qu’il indique très probablement la présence d’une masse plus grande et invisible, selon le magazine Atlantic. Tous les astronomes ne s’entendent pas sur le fait qu’une neuvième planète soit la seule explication, mais les recherches continuent.

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Selon les découvertes scientifiques de l’année, Néandertaliens et Denisoviens se seraient métissés.Petr Student/Shutterstock

Néandertaliens et Denisoviens se seraient métissés


Les tests ADN d’un fragment d’os vieux de 90 000 ans trouvé dans une grotte sibérienne ont montré qu’il appartenait à une adolescente dont la mère était une Néandertalienne et le père un Denisovien, une espèce du genre Homo disparue il y a environ 40 000 ans.

Les chercheurs soupçonnaient que les deux espèces s’étaient croisées, mais la découverte de cette preuve les a tout de même surpris, selon le National Geographic. Environ 2 % de l’ADN de la plupart des Européens et des Asiatiques ont été transmis par des Néandertaliens, et on trouve de l’ADN Denisovien chez les Mélanésiens et les habitants des îles du Pacifique.

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La naissance probable du premier bébé OGM fait partie des découvertes scientifiques de l’année.CI Photos/Shutterstock

Naissance probable du premier bébé OGM


En novembre, He Jiankui, un scientifique chinois, a annoncé qu’il avait utilisé une technologie de modification génétique appelée CRISPR pour modifier l’ADN de deux embryons avant de les implanter dans la mère. Les deux fillettes sont nées en bonne santé, dit-il. L’équipe a désactivé un gène qui devait immuniser les bébés contre le VIH.

Au moment de mettre sous presse, le scientifique n’avait toujours pas fourni la preuve de ce qu’il avance, ce qui n’a pas empêché les chercheurs du monde entier d’être stupéfaits et troublés par cette annonce. Le consensus scientifique veut en effet que la technologie CRISPR ne soit pas encore assez précise pour être utilisée sur les embryons humains.

De plus, dans une déclaration consensuelle d’un groupe international de scientifiques, la communauté a convenu que cette manipulation ne pourra se faire que sous une surveillance stricte et ne sera tentée que pour les maladies génétiques graves contre lesquelles il n’existe pas de thérapie.

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Grâce à l’une des découvertes scientifiques de l’année, on a pu attraper le tueur du Golden State.ArtOlympic/Shutterstock

La science met le grappin sur le tueur du Golden State


Joseph James DeAngelo, 72 ans, soupçonné d’avoir assassiné une douzaine de personnes et d’en avoir violé au moins 45 au cours des années 1970 et 1980, a été arrêté en avril après que les enquêteurs eurent confondu le tueur en introduisant de l’ADN de scène de crime exceptionnellement bien conservé dans une base de données en ligne destinée aux recherches généalogiques, selon le New York Times.

DeAngelo n’avait pas téléchargé lui-même ses propres informations génétiques dans la base de données, mais au moins dix de ses parents éloignés l’avaient fait. La police s’est servie de ces informations pour réduire la liste des suspects.

Une étude publiée dans Science cet automne suggérait que la plupart des Américains blancs pourraient être identifiés à l’aide de technologies similaires, même s’ils n’ont pas soumis leurs propres échantillons d’ADN aux bases de données publiques, ce qui soulève des préoccupations en matière de confidentialité.

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L’une des découvertes scientifiques de l’année, indique qu’un gigantesque cratère d’impact a été trouvé sous les glaces du Groenland.Milan Petrovic/Shutterstock

Un gigantesque cratère d’impact trouvé sous les glaces du Groenland


Les chercheurs ont découvert l’un des 25 plus grands cratères d’impact (astroblème) à la surface de la Terre sous un glacier du Groenland, selon Smithsonian.

Ils utilisaient un radar pour suivre l’évolution de la calotte glaciaire et ont trouvé des traces d’un cratère exceptionnellement bien conservé, large de 30 km (19 miles) et profond de 300 m (1000 pi).

Les scientifiques pensent que ce cratère pourrait avoir été causé par une chute de météorite il y a peut-être à peine 12 000 ans (ou, au plus, 3 millions d’années). Cet impact pourrait aider à expliquer une soudaine chute de température qui s’est produite il y a environ 12 800 ans, au moment même où la Terre se réchauffait après la dernière période glaciaire.

Contenu original Reader's Digest