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Elle sauve les gorilles… et autres bonnes actions

Parce qu’il ne faut pas oublier les belles actions et les actes de bravoure, chaque mois le magazine Sélection du Reader’s Digest vous propose un aperçu des bonnes nouvelles aux quatre coins du monde. Comme un vent de fraîcheur, voici notre dose de positivité!

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Gladys Kalema-Zikusoka a innové pour protéger ces magnifiques primates.Jo-Anne McArthur, avec la permission de CTPH

Elle sauve les gorilles

(OUGANDA) Il n’y a pas si longtemps, les spécialistes craignaient la disparition des gorilles des montagnes avant la fin du siècle. Ces végétariens de 100 à 150 kilos qui vivent dans les forêts des montagnes de l’Ouganda, du Rwanda et de la République démocratique du Congo font face depuis 120 ans à de nombreuses menaces – braconnage, destruction de leur habitat, maladies humaines – qui mettent en péril leur survie. Il n’en restait que 600 en 1989. Ils sont aujourd’hui plus de 1000, grâce essentiellement au travail de Gladys Kalema-Zikusoka, vétérinaire spécialisée dans les espèces sauvages.

Gladys a commencé à travailler en 1996 à l’Uganda Wildlife Authority, ce qui lui a permis de soigner des gorilles des montagnes atteints d’une forme mortelle de gale transmise par les humains vivant en lisière des forêts. «Il était impossible de protéger les gorilles sans améliorer la santé de leurs voisins humains», explique-t-elle.

En 2003, elle lance l’ONG Conservation Through Public Health (CTPH), qui s’emploie depuis à sauver les espèces sauvages en améliorant les conditions de vie et le bien-être du peuple Twa qui vit dans ces régions. L’organisation enseigne l’hygiène, la planification familiale et la sensibilisation à la protection de l’environnement. À des familles qui se tourneraient autrement vers le braconnage, l’organisation ouvre des possibilités économiques comme l’entreprise sociale de vente de café. L’an dernier, Gladys Kalema-Zikusoka a été désignée par l’ONU Championne de la Terre. «Les populations cons­tatent que nous ne nous préoccupons pas seulement des animaux sauvages et de la forêt, dit-elle, mais que nous nous intéressons aussi à eux.»

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Brugia,malayi,,a,roundworm,nematode,,one,of,the,causative,agentsKateryna Kon/Shutterstock

Une autre maladie en voie de disparition

(TCHAD) Si la variole est la seule maladie humaine à avoir été totalement éradiquée, la dracunculose, ou maladie parasitaire du ver de Guinée, aux symptômes douloureux et souvent handicapants, pourrait bien être la deuxième. La contamination se fait par l’eau stagnante où vivent les larves. Une fois entré dans l’organisme, le ver y passe une année avant d’atteindre, dans certains cas, un mètre. Il lui faut ensuite jusqu’à six semaines pour traverser la peau.

Il y a 40 ans, quelque 3,5 millions de personnes dans 21 pays souffraient de la maladie. En 1986, la fondation Carter, une ONG dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie dans le monde, lançait auprès de différentes populations des campagnes d’éducation sur la prévention, notamment la filtration de l’eau potable. Au Tchad, par exemple, on incitait les habitants à attacher leurs chiens lorsqu’ils se trouvaient près de l’eau.

Depuis, les infections déclinent régulièrement. La fondation n’a relevé que 15 cas en 2021 (8 au Tchad), le chiffre le plus bas jamais répertorié.

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Young Carrion Crow Looking Down At A Dead Fly.(corbeau) istockphoto.com/GlobalP; (cigarette) istockphoto.com/fabphoto

Des oiseaux ramasse-mégots

(SUÈDE) Christian Günther-Hanssen savait bien que les corvidés – famille d’oiseaux dont font partie les corbeaux et les geais – sont très intelligents. En 2013, alors qu’il préparait un examen à l’université de Lund en Suède, il a été distrait par des cris de corbeau. Il a alors imaginé leur apprendre à se servir d’une machine distributrice.

Il a donc conçu un engin rudimentaire pour récompenser l’oiseau ramasseur de mégots de cigarettes. Le volatile doit d’abord comprendre qu’il y a des aliments savoureux dans la machine puisqu’ils n’en sortiront que s’il dépose un mégot dans un récipient particulier.

Un projet-pilote testera bientôt cette machine dans une petite ville de Suède. Des examens réguliers s’assureront que la manipulation de mégots ne cause pas de maladies aux oiseaux, qui bénéficieront vraisemblablement d’un meilleur régime que les restes de malbouffe qui traînent dans les rues.

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Recuperer Les Dechets D EoliennesSvartKat/Shutterstock

Recyclage de déchets d’éoliennes

(POLOGNE) L’énergie éolienne est plus populaire que jamais. Le Conseil mondial de l’énergie éolienne note en effet une augmentation de 53% de la capacité de production d’électricité éolienne en 2020 comparativement à l’année précédente. La technologie n’est pourtant pas entièrement écologique. Environ 10 à 15% des composantes d’éoliennes, notamment les plus vieilles pales d’hélices en plastique, ne peuvent être recyclées quand vient le temps de les remplacer. Ces «déchets éoliens» finissent plutôt dans les décharges ou désagrégés sous l’effet de la chaleur et de produits chimiques.

Anmet, une société polonaise, a lancé en 2019 une filiale qui trouve de nouveaux usages aux vieilles pales d’éoliennes. La filiale AIRchitecture conçoit des modèles uniques de bancs publics, de tables à pique-nique, de jardinières et de chaises de jardin, tous résistants aux intempéries, ainsi que des objets plus volumineux comme des auvents et des quais de pêche. Ces turbines ont peut-être fait leur temps, mais elles ont trouvé une manière élégante et utile de finir leurs jours.

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Coupe De Cheveux Pour Sans AbrisAvec la permission de Joshua Coombs

Des coupes de cheveux pour les sans-abris

En 2015, en rentrant chez lui avec sa trousse de travail, Joshua Coombs a croisé un sans-abri. Spontanément, ce coiffeur du sud de Londres a offert de lui couper les cheveux. L’homme en est sorti transfiguré, mais c’est la conversation qu’il a eue avec lui que Joshua a retenue. Le coiffeur a alors entrepris de couper les cheveux, de raser ou de tailler la barbe à d’autres sans-abris, dehors et toujours gratuitement, tout en les écoutant raconter leur vie. Ces histoires, qui l’ont beaucoup ému, il a souhaité les partager. Avec l’accord des intéressés, il a commencé à les afficher, accompagnées d’impressionnantes photos «avant et après», sur le compte Instagram @‌dosomethingfornothing.

Ses billets en ont inspiré d’autres, comme ce coiffeur en Iran et ce vétérinaire de rue au Royaume-Uni, qui offrent à leur tour des services gratuits. «Nous pouvons avancer avec le sourire et un cœur généreux, dit Joshua Coombs, plutôt que de se fermer à l’autre sous prétexte qu’il est différent.»

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Contenu original Selection du Reader’s Digest