Conserver vivante la langue inuite… et autres bonnes nouvelles du monde entier

Parce qu’il ne faut pas oublier les belles actions et les actes de bravoure, chaque mois le magazine Sélection du Reader’s Digest vous propose un aperçu des bonnes nouvelles aux quatre coins du monde. Comme un vent de fraîcheur, voici notre dose de positivité!

Iqaluit au Canada.Tudoran Andrei/Shutterstock

Conserver vivante la langue inuite

(Canada) Miali Coley-Sudlovenick permet aux autochtones, où qu’ils se trouvent, de rester en contact avec leur culture. Depuis janvier, cette Inuite, consultante et enseignante d’Iqaluit dans le Nord canadien, donne ses cours en ligne en inuktitut.

Bien qu’elle soit parlée par près de 40 000 personnes, cette langue est menacée par des générations de colonialisme. Enfant, la mère de Miali était systématiquement réprimandée quand elle parlait inuktitut à l’école.

L’initiative suscite l’enthousiasme, non seulement chez les membres de sa communauté mais chez des étudiants sur tout le continent nord-américain. Miali Coley-Sudlovenick espère ainsi inciter d’autres enseignants de langues autochtones à se mettre à l’enseignement virtuel.

Des soins à la ferme

Guy Ackermans, avec la permission de la fédération néerlandaise des fermes de soins. Guy Ackermans, avec la permission de la fédération néerlandaise des fermes de soins.
Si elles prodiguent des soins, ces fermes contribuent également à maintenir les liens sociaux.

(Pays–Bas) Tous les ans, dans le monde, environ 10 millions de personnes âgées sont atteintes par une forme de démence. Et avec le vieillissement de la population, ce taux ne va cesser de croître. Grâce à ses «fermes soignantes», les Pays-Bas apportent cependant un complément novateur aux centres d’hébergement et de soins de longue durée pour aînés.

Il existe plus de 1300 de ces fermes aux Pays-Bas, dont un tiers pourvoient aux besoins de personnes atteintes de démence. Elles proposent aux aînés de passer au moins deux jours par semaine à la campagne où ils peuvent à loisir s’occuper du poulailler, cueillir des légumes ou se livrer à d’autres activités. Dans ce décor naturel, ils sont actifs et profitent du bon air tout en étant valorisés par l’interaction avec les employés et les bénévoles.

Des professionnels de la santé interviennent suivant les besoins de chacun. «Ces fermes offrent les mêmes services que dans un centre, sans le poids institutionnel», explique Maarten Fischer, directeur de la Fédération néerlandaise des fermes de soins.

Certaines fermes qui accueillent des personnes souffrant de déficience intellectuelle ou de dépendances, ou qui ont un casier judiciaire, gagnent aujourd’hui en popularité dans d’autres pays. Maarten Fischer reçoit régulièrement des appels d’organisations du Japon, de Suisse, de Corée du Sud et d’ailleurs. «Le don a un rôle important à jouer dans l’estime de soi et la guérison, mais la majorité des bénéficiaires de soins ne sont plus en mesure de donner, note-t-il. À la ferme, tout le monde met la main à la pâte.»

Au secours des récifs coralliens

Récifs coralliensDamsea/Shutterstock

(Polynésie française) Les récifs coralliens soutiennent au moins le quart de la vie marine; un demi-milliard de personnes en dépendent pour leur subsistance. Pourtant, environ la moitié des récifs coralliens dans nos océans sont morts ou agonisent en raison de facteurs comme la pollution et le réchauffement climatique.

Un groupe de Polynésiens s’est engagé à les restaurer. Titouan Bernicot, 24 ans, a compris dès l’adolescence que la vie marine était en train de disparaître autour de l’île de Moorea où est installée sa famille. En 2017, il a donc créé Coral Gardeners, une association qui cultive des coraux dans des jardins sous-marins, puis, quand ils sont assez forts pour survivre dans des conditions moins protégées, les replante sur les récifs qui entourent Moorea.

Coral Gardeners en a déjà replanté plus de 15 000 et prévoit atteindre un million d’ici 2025

Prévenir l’empoisonnement au plomb chez les enfants

Entrance,to,the,zinc,and,lead,minePierluigi.Palazzi/Shutterstock

(Nigeria) En 2010, des centaines d’enfants sont morts ou ont été touchés par des lésions cérébrales dans l’État de Zamfara, au nord du Nigeria. Des habitants de la région vivaient d’exploitation aurifère à petite échelle et, en traitant les dépôts d’or, envoyaient dans l’eau et le sol le plomb qu’ils contenaient. Les jeunes enfants s’intoxiquaient en portant leurs mains poussiéreuses à leur bouche.

Grâce à un effort conjoint des ministères et des agences internationales mené par Médecins sans frontières, des vies ont pu être sauvées. Plus de 8000 enfants ont été testés pour une intoxication au plomb et la grande majorité a eu besoin de traitements. Les zones de déchets lourdement contaminées ont été excavées. Les mineurs de la région sont désormais formés aux pratiques moins dangereuses, comme le traitement des dépôts aurifères loin des habitations.

Les cas d’intoxication ont pratiquement disparu et aucun décès n’est à déplorer chez les enfants depuis l’année dernière.

Un hôpital pour hérissons

Sandra Lowe Hopital HerissonsSandra Lowe, avec la permission de Hope for Hedgehogs

Les Anglais aiment tellement les hérissons que ceux-ci sont présents jusque dans le folklore et les contes. Mais leur population n’est plus qu’aux deux tiers de ce qu’elle était en 2000, selon People’s Trust for Endangered Species. L’aménagement des terres n’a cessé de perturber leur habitat. Ces créatures couvertes d’épines sont également vulnérables aux pesticides, aux parasites, aux produits anti-limaces et aux pièges à rongeurs.

Sandra Lowe, infirmière psychiatrique à la retraite de Gateshead, se porte au secours des hérissons malades ou blessés. «En plus d’être adorables, ce sont de vrais aides pour les jardiniers car ils se nourrissent de ravageurs», souligne-​t-elle. Elle a installé son hôpital en 2018 dans sa buanderie, pour donner un coup de main aux organismes de sauvetage de la région qui peinaient à répondre à la demande. Depuis, les installations ont pris de l’expansion dans d’autres locaux. Les hérissons ont besoin de médicaments, parfois d’une amputation (un vétérinaire prend le relais pour les soins spécialisés). Ils sont ensuite soignés et rééduqués avant d’être relâchés dans la nature. «Je ne pourrais rien si j’étais seule.» La retraitée compte sur des bénévoles et des donateurs. L’an dernier, ils sont venus en aide à 186 hérissons. Tous n’ont pas survécu, mais le taux de réussite est élevé. «Chaque hérisson que nous relâchons serait mort si nous ne l’avions pas pris en charge», note Sandra.

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