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Acheter bio : quels aliments choisir?

Acheter ces 8 aliments biologiques, c’est voter pour un maximum de nutriments, et un mode de production agricole qui minimise la quantité de produits toxiques dans ses cultures.

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Pourquoi payer les produits biologiques plus cher?

Parce que la production des aliments biologiques est moins nocive pour l’environnement, et qu’ils sont cultivés selon des normes plus consciencieuses. Ces produits seraient également meilleurs pour la santé, en raison de quoi il vaut la peine de les acheter un peu plus cher. Le British Journal of Nutrition a publié en 2014 une méta-analyse de plus de 300 études révélant que les aliments de culture biologique contenaient en moyenne de 20 % à 25 % plus d’antioxydants que les autres, ainsi que des taux inférieurs de métaux toxiques et de pesticides. Malheureusement, ces produits sont souvent coûteux. Connaître ceux qui vous procureront les plus grands bienfaits vous permettra d’adapter vos achats à votre budget.

Les bleuets

Le guide du consommateur de l’Environmental Working Group (EWG), un organisme américain qui dresse un palmarès des fruits et légumes les plus contaminés aux pesticides, classe les bleuets cultivés aux États- Unis au 14e rang, tandis que les bleuets importés d’autres pays occupent la 24e place. Autre point en faveur des bleuets biologiques : « ils sont généralement plus petits parce qu’ils ont reçu moins d’engrais azoté », affirme Mary Ruth McDonald, directrice du programme de recherche sur les systèmes de production de végétaux à l’Université de Guelph, en Ontario. Les petits bleuets contiennent plus d’antioxydants. 

Les pêches

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et l’organisme EWG ont démontré que les pêches contiennent de nombreux résidus : ce fruit occupe la deuxième place dans la liste des « Douze salopards » de l’EWG, qui dénombre les 12 fruits et légumes contenant le plus de pesticides. Il vaut donc la peine d’acheter des pêches biologiques bien qu’elles coûtent souvent cher; il suffit alors d’attendre la saison et de se procurer des fruits locaux à prix plus abordable.

Les pommes

Le dernier rapport de l’ACIA signale que les récoltes de pommes contiennent des traces de nombreux pesticides, mais que ces fruits demeurent néanmoins en deçà de la limite maximale de résidus établie par l’organisme. Dans la mesure où l’on ignore l’impact de ces nombreux résidus sur notre corps, il vaut mieux acheter des pommes de culture biologique, qu’elles soient produites ici ou à l’étranger. Selon Ralph C. Martin, titulaire de la chaire Loblaw en production alimentaire durable à l’Université de Guelph, c’est un domaine négligé par la recherche. « Au lieu de dépister la présence d’un pesticide à la fois selon des taux fixés arbitrairement, dit-il, nous devrions mesurer l’effet cumulatif et les interactions engendrés par la consommation prolongée de pesticides. »

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Les bananes

Grâce à leur peau épaisse, la partie comestible des bananes contient peu de pesticides. Cependant, les cultures bananières classiques utilisent de grandes quantités de produits chimiques qui nuisent à l’environnement et compromettent la santé des travailleurs de plantations. Dans ce cas aussi, vaut mieux acheter ces aliments en culture biologique.


Le boeuf

Plusieurs arguments penchent en faveur du boeuf biologique. Premièrement, le type de maïs qui compose l’alimentation des bovins élevés de façon industrielle est traité aux néonicotinoïdes, une classe d’insecticides entraînant la mort des abeilles et à l’origine d’une série de problèmes environnementaux. Les bovins de production biologique paissent dans les champs où ils se nourrissent d’herbe et d’autres végétaux qui, contrairement au maïs, sont une alimentation adaptée à l’organisme des bovins.

Ce régime est plus sain pour les animaux et, selon une récente étude de l’Université de Toronto, contribue à améliorer la qualité de la viande que nous mangeons. Les scientifiques ont constaté que, comparativement à celle de l’industrie, la viande et les produits laitiers issus de bovins nourris à l’herbe présentent un ratio plus élevé d’acides gras oméga 3/oméga 6 (les premiers réduisent les inflammations, les seconds les exacerbent). Enfin, parce que le boeuf biologique a été élevé sans antiobiotiques ni hormones de croissance, il présente moins de risques d’exposition à des bactéries pharmacorésistantes.

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Épices et herbes séchées

Ouvrez votre placard et lisez les étiquettes. Si les herbes et épices que vous utilisez le plus souvent sont importées au Canada, songez à acheter des versions biologiques. « Les épices séchées d’importation sont souvent irradiées afin de prolonger leur durée de conservation, explique Sarah Ramsden, nutritionniste de Vancouver, mais ce traitement réduit leur valeur nutritive. »

Pour plus d’informations, visitez notre rubrique Nutrition

Les pommes de terre

Si la pomme de terre se trouve bien en dessous de la limite maximale de résidus, l’ACIA affirme que le tubercule contient des traces de nombreux pesticides. « La pomme de terre compte quelques ennemis coriaces parmi les insectes nuisibles », précise Mary Ruth McDonald. Ce qui explique que les cultivateurs industriels vaporisent leurs champs de produits chimiques. Comme pour les pommes, acheter des aliments biologiques représente un bon choix.

Les produits laitiers

« L’option biologique est particulièrement indiquée pour les produits laitiers, surtout le beurre », déclare Sarah Ramsden. Les vaches laitières d’élevage biologique passent une partie du printemps et de l’été dehors, où elles broutent de l’herbe et d’autres végétaux ; durant la saison froide, elles reçoivent une alimentation biologique (composée de végétaux exempts de néonicotinoïdes nuisibles aux abeilles). Le beurre fait à partir de lait de vaches nourries exclusivement à l’herbe peut être coûteux et difficile à trouver. Durant l’été et au début de l’automne, lorsque les vaches ont accès aux champs, la nutritionniste en fait des réserves qu’elle congèle et qui lui durent tout l’hiver.