Kathleen Asselin, 33 ans
Antécédents familiaux de cancer
Kathleen Asselin a connu très jeune son pire ennemi. En 1980, la fillette n’a pas quatre ans quand on lui détecte un lymphome de Hodgkin; pris à temps, il est traité avec succès. A 18 ans, elle gagne son combat contre le cancer de la thyroïde. En 2004, Marie Larochelle, la radio-oncologue qui la suit depuis toujours, lui découvre une anomalie sur le sein gauche. Une mastectomie ampute Kathleen, 28 ans, de la moitié d’un sein. Suivent une chimio et une radiothérapie. La routine…
Malédiction héréditaire? Le tableau n’est certes pas très reluisant: six de ses oncles et tantes ont été atteints ou sont décédés du cancer. Mais comme beaucoup de gens qui ont côtoyé la mort, Kathleen est bourrée de vie, la tête pleine de projets. «Chaque jour, je prie, je vis et je remercie», dit la jeune femme.
Le 10 septembre 2005, deux mois après la fin de sa chimio, elle épouse Tony, son prince depuis sept ans, avec qui elle élève trois chiens, trois chats et sept oiseaux, dans leur maison de Beauport. Quinze jours plus tard, de vives douleurs l’empêchent de marcher: métastases osseuses. Les médecins ne lui laissent quasiment aucun espoir, mais la jeune mariée rejette en bloc leur sombre pronostic: «Ils se trompent! Je suis trop jeune!»
Plus décidée que jamais à se battre, Kathleen lit Les aliments contre le cancer, coécrit par Richard Béliveau, l’homme qui va devenir son «héros». Elle supprime les produits industrialisés et consomme quotidiennement les «alicaments» si chers au biochimiste: champignons, choux, ail, algues, tomates cuites, fruits rouges, chocolat noir, thé vert, graines de lin, probiotiques, poivre et curcuma.
Un an après sa conversion, elle se sent plus énergique, les douleurs diminuent et les marqueurs tumoraux régressent. Kathleen, à qui on avait dit qu’elle ne courrait plus jamais, suit des cours de danse, fait de longues marches avec ses chiens et fréquente le club de gym une heure par jour. «Plus je m’entraîne, mieux je me sens», dit-elle.
En 2007, la santé de Kathleen bascule à nouveau. «Je me suis peut-être un peu laissée aller parce que j’allais mieux, avoue-t-elle. J’ai appelé le Dr Béliveau, qui m’a encouragée à retourner en radiothérapie et m’a conseillé de reprendre du curcuma, entre autres.» Après trois séances de radiothérapie et la prise d’une cinquantaine de jus constitués d’une douzaine d’alicaments, son état s’améliore. Les médecins mettent cette quatrième rémission sur le compte du hasard, ce qui fâche la jeune femme.
«C’est absurde. L’hygiène de vie est la clé de ma survie. Selon Richard Béliveau, mon histoire est un miracle quotidien.» Son rêve? Atteindre l’âge vénérable de 90 ans.
Claude champagne, 56 ans Antécédents familiaux de diabète
Claude Champagne a toujours su qu’il était un candidat idéal pour le diabète. Son père, qui souffrait également d’hypercholestérolémie, est décédé d’une embolie cardiaque à l’âge de 69 ans. Il était insulinodépendant, comme Judith, la sœur de Claude, amputée des deux jambes en 1980 et aujourd’hui sous dialyse et quasi aveugle.
Ses trois frères éprouvent eux aussi de la difficulté à métaboliser graisses et sucres. En 2000, après avoir participé à une étude sur la prévention du diabète au CHUM de l’Hôtel-Dieu, Claude apprend que ses dernières hyperglycémies provoquées atteignent 15 mmol/l (valeurs normales à jeun: entre 4 et 6 mmol/l). Même s’il s’y attendait, l’employé de bureau montréalais est dévasté par la nouvelle. Diabétique à 47 ans, son avenir paraît sombre.
«J’ai beaucoup pleuré, mais je me suis vite ressaisi», dit-il. Claude cesse de fumer et de boire de la bière. Comme il fait déjà de l’exercice avec des copains, il met l’accent sur la diététique. A l’aide des livres de Michel Montignac, il supprime les mauvais gras et les ingrédients à fort index glycémique. Le résultat se fait sentir progressivement. Même s’il prend encore des médicaments contre le sucre, l’hypertension et le cholestérol, sa glycémie, depuis deux ans, se stabilise sous les 7 mmol/l.
«Dès que j’arrête de bien manger ou de bouger, elle remonte», explique-t-il. Heureux retraité et bientôt grand-papa, Claude est maintenant persuadé que l’on peut être diabétique et vivre longtemps. «Il s’agit de se surveiller et de comprendre ses glycémies», dit-il, avant d’ajouter que la peur l’a aidé à ne pas devenir insulinodépendant. Optimiste, il l’est aussi pour ses trois enfants. «Il faut s’informer, rester sobre… et s’autoriser parfois quelques gourmandises», assure-t-il.
Sa mère, en pleine forme, vient de fêter ses 92 ans!
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