Asthme: apprenez les bons gestes
Depuis 1994, une centaine de centres d’enseignement sur l’asthme ont ouvert leurs portes dans des CLSC et des hôpitaux du Québec, où cette maladie fait proportionnellement moins de victimes que partout ailleurs au Canada. Infirmières, inhalothérapeutes ou pharmaciens y apprennent aux asthmatiques envoyés par leur médecin à comprendre et à contrôler leur maladie, à en repérer les symptômes, à suivre un plan d’action, à utiliser correctement leurs pompes et à réaménager leur environnement. Quelques rencontres suffisent pour amener des changements parfois spectaculaires… et même sauver des vies.
Une quarantaine de personnes meurent encore de l’asthme chaque année au Québec. «Ce sont souvent des enfants, des adolescents et des personnes âgées qui ont appris à vivre avec les symptômes sans se rendre compte qu’ils étaient asthmatiques, ou des patients qui ont laissé l’inflammation s’exacerber en utilisant mal leurs médicaments», explique le Dr Louis-Philippe Boulet, qui a mis sur pied le programme d’enseignement de l’asthme.
Bien des asthmatiques abusent, par exemple, des bronchodilatateurs, qui ne font que relâcher temporairement les muscles enveloppant les bronches, et négligent les corticostéroïdes qui, eux, traitent vraiment l’inflammation. Jusqu’à ce qu’un jour celle-ci devienne critique…
«Tous les décès pourraient être évités, car les traitements sont très efficaces», estime le pneumologue.
Or l’asthme est une maladie sournoise, mal diagnostiquée et mal soignée. Une étude récente de l’Université d’Ottawa, à laquelle participait le Dr Boulet, a montré que 30 pour 100 des Canadiens chez qui un médecin a repéré cette maladie ne seraient pas asthmatiques en réalité.
«Mais il y a aussi beaucoup de gens qui font de l’asthme sans le savoir», précise le spécialiste.
Près de trois millions de Canadiens seraient touchés, un chiffre qui ne cesse d’augmenter.
«Beaucoup de préjugés circulent à propos de l’asthme, observe Lyne Ringuette, infirmière depuis cinq ans au Centre d’enseignement sur l’asthme de l’Hôpital Laval. On croit souvent, par exemple, que l’asthme apparaît dans l’enfance. Mais je vois parfois des personnes de 60 ans à qui l’on vient de diagnostiquer cette maladie.»
On banalise trop souvent l’asthme, déplore-t-elle: «Tant qu’on n’éprouve pas des symptômes graves, on pense qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer. Pourtant, même un asthme très léger peut conduire à l’urgence s’il est mal contrôlé.»
Depuis 1994, une centaine de centres d’enseignement sur l’asthme ont ouvert leurs portes dans des CLSC et des hôpitaux du Québec, où cette maladie fait proportionnellement moins de victimes que partout ailleurs au Canada. Infirmières, inhalothérapeutes ou pharmaciens y apprennent aux asthmatiques envoyés par leur médecin à comprendre et à contrôler leur maladie, à en repérer les symptômes, à suivre un plan d’action, à utiliser correctement leurs pompes et à réaménager leur environnement. Quelques rencontres suffisent pour amener des changements parfois spectaculaires… et même sauver des vies.
Une quarantaine de personnes meurent encore de l’asthme chaque année au Québec. «Ce sont souvent des enfants, des adolescents et des personnes âgées qui ont appris à vivre avec les symptômes sans se rendre compte qu’ils étaient asthmatiques, ou des patients qui ont laissé l’inflammation s’exacerber en utilisant mal leurs médicaments», explique le Dr Louis-Philippe Boulet, qui a mis sur pied le programme d’enseignement de l’asthme.
Bien des asthmatiques abusent, par exemple, des bronchodilatateurs, qui ne font que relâcher temporairement les muscles enveloppant les bronches, et négligent les corticostéroïdes qui, eux, traitent vraiment l’inflammation. Jusqu’à ce qu’un jour celle-ci devienne critique…
«Tous les décès pourraient être évités, car les traitements sont très efficaces», estime le pneumologue.
Or l’asthme est une maladie sournoise, mal diagnostiquée et mal soignée. Une étude récente de l’Université d’Ottawa, à laquelle participait le Dr Boulet, a montré que 30 pour 100 des Canadiens chez qui un médecin a repéré cette maladie ne seraient pas asthmatiques en réalité.
«Mais il y a aussi beaucoup de gens qui font de l’asthme sans le savoir», précise le spécialiste.
Près de trois millions de Canadiens seraient touchés, un chiffre qui ne cesse d’augmenter.
«Beaucoup de préjugés circulent à propos de l’asthme, observe Lyne Ringuette, infirmière depuis cinq ans au Centre d’enseignement sur l’asthme de l’Hôpital Laval. On croit souvent, par exemple, que l’asthme apparaît dans l’enfance. Mais je vois parfois des personnes de 60 ans à qui l’on vient de diagnostiquer cette maladie.»
On banalise trop souvent l’asthme, déplore-t-elle: «Tant qu’on n’éprouve pas des symptômes graves, on pense qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer. Pourtant, même un asthme très léger peut conduire à l’urgence s’il est mal contrôlé.»
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