Sélection du Reader's Digest - Sélection du Reader's Digest - Magazine Canada En Ligne : Plus mince, plus vite, plus d’excuse
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Découvrez cinq méthodes scientifiques révolutionnaires pour retrouver la ligne.

 
  1. Maigrir par l'imagination
  2. Paraître plus jeune en 7 questions
  3. Avoir l’air jeune au naturel
Plus mince, plus vite, plus d’excuse

 

par Jerome Burne


Fini les régimes classiques! Voici, preuves à l’appui, cinq méthodes scientifiques révolutionnaires pour retrouver la ligne.


 

La perte de poids est un phénomène plus complexe qu’on ne le croit. On pensait autrefois qu’il suffisait de brûler plus de calories qu’on en consommait pour mincir. Logique? Oui, mais simpliste.
Rêvant d’inventer une très lucrative pilule miracle, les laboratoires scrutent les rouages de nos métabolismes sous tous leurs angles. Certaines de leurs découvertes ont de quoi surprendre…

Une leptine efficace: indispensable au maintien d’un poids santé, cette hormone envoie les messages de satiété des cellules adipeuses jusqu’au cerveau, en particulier les centres du plaisir – ceux-là mêmes qui réagissent aux stimulations sexuelles et aux drogues telles que la cocaïne. Les obèses en sécrètent des quantités suffisantes. Le problème, c’est que leur cerveau n’y réagit pas de manière optimale. L’an dernier, une équipe de l’Institut de recherche de l’Oregon a constaté par imagerie médicale que leur système cérébral de récompense est moins actif que la normale. Les sensations de plaisir se déclenchant plus difficilement chez eux, les obèses doivent augmenter les portions pour atteindre le même niveau de satisfaction.

Chacun de nous a un «poids naturel» dont il peut difficilement s’écarter de plus de 7 à 10 kg, dans un sens comme dans l’autre. Au-delà de ce seuil, prise et perte de poids deviennent plus ardues – d’autant que le corps n’en fait parfois qu’à sa tête! Comme l’a montré l’exemple de la leptine, nos mécanismes de régulation pondérale et les centres du plaisir de notre cerveau travaillent main dans la main. Votre organisme sabote les efforts que vous déployez pour maigrir? L’heure est venue de faire appel à la science pour le convaincre de coopérer.

Un jour sur deux

La bonne vieille restriction calorique fonctionne. En vous contentant de 1500 calories par jour, vous perdrez quelques kilos sans les reprendre et ferez baisser votre risque de souffrir d’une maladie coronarienne, du cancer, du diabète, d’allergies, d’asthme et de maladies infectieuses. Mais vous aurez constamment l’estomac dans les talons et traînerez une existence misérable!

Pour profiter des bienfaits de cette méthode éprouvée sans perdre le sourire, il suffit de se serrer la ceinture un jour sur deux. Des scientifiques de l’Institut national de recherche sur le vieillissement de Baltimore l’ont constaté il y a plusieurs années: les rats qui mangeaient très peu une journée, mais à volonté le lendemain, bénéficiaient d’avantages similaires à ceux à qui l’on imposait une restriction calorique quotidienne. Selon le Dr James Johnson, ce principe s’appliquerait également aux êtres humains (pour en savoir plus: johnsonupdaydowndaydiet.com – en anglais).

Le secret de cette stratégie? En plus d’obliger le corps à brûler ses graisses excédentaires, elle provoquerait divers changements hormonaux. En particulier, elle stimulerait l’activité de deux gènes antivieillissement: SIRT3 et SIRT4. Les personnes qui l’ont essayée conviennent qu’il faut un certain temps pour s’y habituer, mais la trouvent moins pénible que la restriction calorique permanente.

Des chercheurs de l’université de l’Illinois à Chicago ont récemment observé ses effets sur des patients obèses. Alors qu’ils prévoyaient une perte de poids moyenne de deux ou trois kilos, leurs sujets ont maigri de 4,5 à 13 kg en 10 semaines. En prime, leur pression artérielle, leur fréquence cardiaque et leur taux de cholestérol ont baissé!

Sang froid

Vous rappelez-vous la «graisse brune», cette ancienne star des régimes minceur? Contrairement à l’indésirable graisse blanche, qui stocke les calories excédentaires sous forme de tissus adipeux, cette merveille de la nature les flambe pour tenir le corps au chaud. Bonne nouvelle pour les souris! Mais l’engouement a vite refroidi quand les scientifiques ont constaté que le corps humain contient très peu de cette précieuse arme contre l’embonpoint.

Aujourd’hui, un article du New England Journal of Medicine lui redonne ses lettres de noblesse: en stimulant la production de tissu adipeux brun, le froid ferait fondre les bourrelets. De fait, les femmes brûlent quotidiennement 27 grammes de graisse corporelle de plus à 22 °C qu’à 27 °C. Baissez le thermostat!

   

   

   

 

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